
Africolor
À propos
Présenté par Le Théâtre Gérard Philipe (1-1074856)2026. Miroir des espérances, des luttes, des refrains des années 1990 au long desquelles les nuits Africolor furent le creuset de tant de carrières artistiques. Ici, un Danyèl Waro ; là, une Angélique Kidjo ; ailleurs, un Femi Kuti qui vient s’asseoir à la table des divas maliennes Oumou Sangaré et Nahawa Doumbia.
Les nuits de Noël au TGP accompagnèrent une décennie de fiertés des musiques africaines qui firent vibrer les âmes et les corps d’une génération dont les enfants revendiquent la filiation.
Afrodescendantes, d’ici et non d’ailleurs, ces soirées affirment des identités sans cesse recomposées, rebattues par les flows des vents musicaux venus autant de l’Afrique de l’Ouest, de Jean-Sébastien Bach que de la funk et du blues. Qui mieux que Nina Tonji pouvait relever le gant et faire dialoguer les générations africoloriennes en revisitant les standards, les hymnes, les berceuses, les louanges ?
Autant chez elle avec Mozart qu’avec Toto Guillaume, elle est à la direction musicale de cette création afroascendante, entourée de wordsofAzia, fondatrice du Bhété Jazz, et bien d’autres. Ils et elles dessinent un nouveau continent, cartographient les croisements musicaux et spirituels qui les façonnent, se défont des Orients comme des Occidents, des Nords comme des Suds : les pieds dans la Seine-Saint-Denis, la tête dans l’harmonie des sphères, les peaux des tambours et des corps tendues vers une idée belle et simple : nous sommes là et nous ne bougerons pas.
